
Depuis quelques temps certains éditeurs anglophones
offrent au marché francophone des instruments d'études
bibliques avec le texte français de diverses versions
Louis Segond (1910 et Nouvelle éditon de Genève - NEG).
Leur publicité dit offrir avec les mots français leur
correspondant hébreu ou grec.
Pour faire cela, ces éditeurs ont associé les mots français
du texte Louis Segond avec ceux du texte anglais de la
Bible King James et de la concordance anglaise de M.
Strong. Cela peut sembler logique mais, dans la réalité,
le chercheur et la chercheuse bibliques sont conduits
dans toutes sortes d'erreurs qu'ils ne sont pas en mesure
de détecter à moins d'être eux-mêmes des érudits des
textes originaux. Voici pourquoi aux DEQ nous avons
choisi de ne pas utiliser les Numéros de Strong et
d'avoir notre propre numérotation.
Les Numéros Cochrane sont la version 2 revue, corrigée et augmentée
au 20e
siècle des Numéros Strong publiés pour la première fois au 17e siècle.La première raison: King James (KJ) et Louis Segond (LS)
ne se sont pas servis des mêmes textes anciens pour leur
traduction de la Bible. King James, travaillant au XVIIe
siècle, a utilisé les éditions grecques du Textus
Receptus (TR). Louis Segond, au XIXe siècle, a travaillé
principalement avec les textes grecs de Tischendorf (TSD)
et un plus grand nombre de manuscrits, donc avec des
variantes différentes du Textus Receptus.
La deuxième raison: la concordance de Strong a été
utilisée avec le texte biblique français de Louis
Segond. Une concordance est comme une carte géographique
d'une ville. Chaque ville a la sienne qui lui est propre
en fonction des noms de ses rues et de leurs directions.
En utilisant une carte de Paris pour circuler a Genève
on risque fort de ne pas se retrouver au bon endroit. La
concordance Strong est la carte géographique du texte
anglais de la Bible King James avec références aux mots
des textes originaux utilisés par ce dernier, soit ceux
du Textus Receptus. La concordance Chouinard &
Cochrane publiée par les Distributions évangéliques du
Québec est, de son côté, la carte géographique du
texte français de la Bible Louis Segond (NEG), avec références
aux mots des textes anciens (Concordances des mots hébreux
et grecs de la Bible) utilisés par ce dernier, soit ceux
de la Bible Tischendorf, ainsi que d'autres manuscrits.
Un étudiant ou une étudiante de la bible qui n'est au
courant ou qui ne tient pas compte de ces différences
majeures, tombe facilement dans un piège à cause des
informations erronées qui lui sont données. En voici
quelques exemples:
| - |
Dans Luc 3:32,
Strong a trouvé le nom propre «Ôbed» et lui a
assigné le numéro <5601>; de son côté
Segond a trouvé «Iôbed» pour lequel Strong
n'a pas de numéro. Pourtant on donne à «Iôbed»
le numéro <5601> qui est celui de «Ôbed»
dans Strong.
|
| - |
Dans Luc 18:25
du Textus Receptus (King James et Strong) on
trouve le mot «raphidosse» (aiguille) et on lui
donne le numéro <4476>. Dans les textes
originaux utilisés par Segond ce dernier a trouvé
«bélonès». De façon erronée on a attribué
à ce mot le numéro <4476> de Strong.
|
| - |
Ce genre
d'erreur est encore plus grave quand les mots
grecs eux-mêmes ont des sens différents, comme
dans Jean 9:8. Le Textus Receptus et King James
utilisent le mot «tuphlosse» qui signifie «aveugle»
avec le numéro Strong <5185>. Segond a
trouvé le mot «prosaitès» qui signifie «mendiant».
Même si ce mot n'existe pas dans Strong on lui
assigne quand même le numéro <5185>.
|
| - |
Le problème
est encore plus évident quand il n'existe rien
d'équivalent dans King James & Strong. Le
mot «âmômonne» (aromates) n'est pas présent
dans King James et Strong. On ne lui accorde donc
aucun numéro dans Apoc 18:13 de la version Louis
Segond. Il y a encore d'autres cas semblables
dans Luc 3:33, Act 21:15 et 1 Cor 10:28.
On pourrait donner plusieurs exemples d'erreurs
que l'appariement du texte français de la Bible
et des numéros Strong occasionne. On ne parlera
pas des mots anciens traduits par plusieurs mots
français comme «eu-angélizo» qui peut se
traduire par «annoncer la bonne nouvelle», «annoncer
l'évangile», «apporter la bonne nouvelle», «donner
une bonne nouvelle»; des mots français uniques
qui traduisent plusieurs mots anciens tel que «carrefour»
qui traduit les deux mots grecs «diéxodosse»
et «odosse»; les expressions françaises comme
«devenir enceinte» qui proviennent de deux mots
grecs («gaster» et «sullambanô»). On ne
parlera pas également des 100 numéros oubliés
dans la numérotation de Strong entre 3203 et
3302 |
Certains
diront : «Plusieurs numéros Strong sont quand même
exacts malgré ces différences!». Comment le lecteur et
la lectrice peuvent-ils distinguer les références
exactes de celles qui ne le sont pas? Combien y en a-t-il?
Il n'existe pas d'autres moyens que de comparer chaque
mot français avec les textes originaux spécifiquement
utilisés par Louis Segond. Aux Distributions évangéliques
du Québec, nous avons des spécialistes de l'hébreu et
du grec qui ont vérifié chacun des mots et des
expressions du texte français avec les mots anciens avec
lesquels Segond a travaillé afin de mettre entre vos
mains des instruments véridiques et dignes de confiance.
C'est là notre marque de commerce, car il faut enseigner
la vérité sans compromis aux brebis que le Seigneur
nous a confiées.
En 1987 nous avons publié la Concordance-Index du
Nouveau Testament. En 1998, onze ans plus tard, nous
avons publié les Concordances des mots hébreux et grecs
de la Bible, avec une refonte complète de la Concordance
de la Bible. Cela démontre le sérieux avec lequel nous
avons fait le travail d'appariement des textes, sans
compromis.
Pour toute question additionnelle vous pouvez nous
rejoindre à l'adresse suivante des DEQ :
Distributions
évangéliques du Québec / C.P. 475 / Sherbrooke Qc
Canada J1H 5J7
ou à l'adresse de
courrier électronique suivante : InfoDEQ@deq.ca
- «Que celui qui lit fasse attention!» Mat 24:15
- «...vous savez que nous (ceux qui enseignent) serons
jugés plus sévèrement.» Jac 3:1
Pour retourner à la page précédente: 
|